Murat Julian Alder | Candidat PLR au Conseil national

Avocat, député, candidat PLR à l'élection du Conseil national du 20 octobre 2019

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  • Ma candidature

    Entretien paru en mai 2019 dans le Nouveau Genevois, organe de publication du Parti libéral-radical genevois dont la rédactrice en cheffe est Madame Céline Zuber-Roy, députée PLR.

    Murat Julian Alder, racontez-nous votre engagement en politique !
    Ma première action politique remonte à un après-midi d’été de 1993 ; j’avais alors 11 ans. De nombreux déchets en provenance de la mer s’amassaient sur une plage de Tunisie où nous séjournions en famille. Mon frère et moi avons commencé à les ramasser. D’autres personnes nous ont spontanément rejoints pour un grand nettoyage. C’est à ce moment-là que j’ai compris que de simples gestes de civisme pouvaient avoir une influence sur notre quotidien et sur notre environnement. De parents diplomates, j’ai ensuite développé un intérêt pour la politique suisse et internationale durant mon adolescence. J’ai adhéré au Parti radical genevois en 2001 et au mouvement interpartis « Écologie libérale » en 2007. Élu à la Constituante en 2008, puis au Grand Conseil depuis 2013, je souhaite désormais mettre mes compétences et mon expérience au service des Genevois à Berne.

    Au fond, pourquoi avoir choisi le PLR ?
    Le PLR est à l’origine de la création des institutions politiques de la Genève et de la Suisse modernes. Il défend, avec pragmatisme, deux valeurs qui me sont chères : la liberté et la responsabilité. Populaire, mais pas populiste, le PLR est le garant de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité de notre pays. Là où certains ne jurent que par davantage de tracasseries administratives ou d’impôts, nous proposons des solutions courageuses, constructives et raisonnables.

    Quel est votre principal succès au parlement cantonal ?
    Le succès est d’abord le fruit d’un travail collectif. J’ai eu le privilège de contribuer activement à la rédaction de la nouvelle constitution genevoise, puis à son adoption par le peuple. Lorsque j’ai été élu au Grand Conseil, il me tenait à cœur de mettre en musique la partition écrite par la Constituante pour plusieurs générations de Genevois. Je suis l’auteur d’une quarantaine d’objets parlementaires, dont les trois rapports de majorité relatifs à la nouvelle loi sur l’organisation des institutions de droit public (LOIDP). Les grandes régies publiques cantonales souffraient de l’absence de cadre légal propice à une gouvernance moderne suite aux refus populaires de 2008 et 2012. Avoir participé au comblement de cette lacune peut être considéré comme mon principal succès au Grand Conseil.

    Vous êtes engagé en politique cantonale depuis plus de dix ans. Ne risque-t-elle pas de vous manquer à Berne ?
    La complexité croissante des enjeux de la politique nationale et la nécessaire mise en œuvre des décisions fédérales au niveau cantonal exigent de plus en plus de coordination entre les deux échelons. Si je suis élu à Berne le 20 octobre, mon expérience politique au niveau cantonal, de même que ma maîtrise de l’allemand et du suisse-allemand, me permettront de faire entendre efficacement la voix des Genevois auprès des représentants de la Confédération et des autres cantons. Un élu fédéral doit être capable de comprendre les intérêts de son canton et d’en anticiper les besoins. Cela implique donc de conserver des liens étroits avec la politique cantonale, ce que je ferai avec plaisir.

    Quels sont les trois projets prioritaires que vous souhaiteriez défendre à Berne ?
    1. Une politique extérieure ouverte et constructive
    Le dynamisme de nos échanges avec l’UE contribue de manière décisive à notre prospérité, à notre compétitivité, ainsi qu’au maintien et à la création des emplois en Suisse. Nos concitoyens ne veulent ni de l’adhésion à l’UE, ni de l’« Alleingang ». Nous devons consolider la voie bilatérale au moyen d’un accord-cadre avec l’UE. Il s’agira également de saisir les occasions de conclure des accords de libre-échange avec des Etats tiers, sans oublier l’importance de la politique des bons offices et de la coopération.

    2. Une politique sociale moderne et pérenne
    En Suisse, les grandes avancées sociales ont eu lieu grâce au PLR. Notre système de prévoyance vieillesse et l’assurance-maternité en sont de bons exemples. Nous devons stopper l’hémorragie des coûts de la santé et pérenniser nos retraites sur le long terme par le biais de réformes structurelles. Il s’agira aussi de favoriser la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle, notamment sur le plan de la fiscalité des particuliers et par l’introduction d’un congé-paternité.

    3. Une politique climatique libérale et efficace
    Si nous ne répondons pas aujourd’hui à l’urgence climatique, nous en ferons payer le prix aux générations futures. En Suisse, les bâtiments génèrent près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre et consomment environ 40 % de l’énergie. Or, il est déjà possible de construire des bâtiments qui produisent davantage d’énergie qu’ils n’en consomment. En favorisant fiscalement les constructions respectant de hauts standards écologiques et le recours aux énergies renouvelables, la Suisse pourrait réduire une partie importante de ses émissions de gaz à effet de serre.

    En une phrase : pourquoi voter PLR le 20 octobre ?
    Parce que voter pour le PLR, c’est permettre aux individus de réaliser leurs projets de vie de manière autonome et aux entreprises de bénéficier des meilleures conditions-cadre pour se développer.