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  • L’extrême-gauche et le GSsA militent pour le maintien d’une caserne vétuste en plein centre-ville, s’opposant ainsi à la construction de 1’500 logements

    Le 16 avril 2015, le Grand Conseil a adopté, par 73 voix (PLR, PDC, UDC, MCG, PS) contre 18 (Ensemble à Gauche, Les Verts), les trois projets de loi suivants :

    1. le PL 11578 ouvrant un crédit d’étude de CHF 2’905’000.- en vue de la réalisation de bâtiments pour le centre d’instruction d’aide en cas de catastrophe sur le site d’Epeisses ;

    2. le PL 11579 ouvrant un crédit d’étude de CHF 1’390’000.- en vue de la transformation des infrastructures du centre de logistique civile et militaire d’Aire-la-Ville ;

    3. le PL 11580 ouvrant un crédit d’ouvrage de CHF 20’869’000.- pour la reconstruction d’un bâtiment de stationnement de troupe sur le site de Meyrin-Mategnin.

    Ces trois objets ont notamment pour objectif commun de libérer le site des Vernets, sur lequel l’Armée dispose d’un droit de superficie jusqu’en 2040, pour y construire 1’500 logements, dont 600 logements sociaux et 300 logements pour étudiants, soit deux tiers des logements prévus sur ce site.

    Le 28 février 2016, les Genevois sont appelés à se prononcer sur le troisième de ces projets de loi en suite d’un référendum lancé par l’extrême-gauche et le GSSA.

    En d’autres termes, les plus farouches anti-militaristes de Suisse, auxquels il convient d’associer un ancien député qui dirige encore et toujours le département des constructions et de l’aménagement de la Ville de Genève, militent pour le maintien d’une caserne vétuste en plein centre-ville de Genève, s’opposant ainsi à la construction de 1’500 logements. On croit rêver !

    Nous voilà donc une fois de plus confrontés au dogmatisme et à l’intransigeance d’une partie de l’extrême-gauche genevoise, qui avait déjà réussi, en 2012, l’exploit de s’opposer à l’adoption de la nouvelle Constitution genevoise au seul et unique motif que celle-ci comportait une simple mention du principe de l’appui militaire aux autorités civiles cantonales, d’ailleurs déjà prévue par la Constitution fédérale.

    Genève n’est pas seulement aux troupes de sauvetage et d’aide en cas de catastrophe ce que Walenstadt et l’Hongrin sont à l’infanterie, ce que Thoune et Bure sont aux troupes blindées et ce que Bière et le Simplon sont à l’artillerie : Genève est également, de par sa vocation internationale, la carte de visite de la Suisse auprès des organisations internationales et des représentations diplomatiques étrangères auprès de ces dernières.

    La capacité de notre canton à accueillir sur son territoire une partie des infrastructures nécessaires à l’instruction et à l’engagement des troupes de notre Armée contribue donc à la fois à la politique étrangère et à la politique de sécurité de la Suisse.

    Dans la mesure où les nouveaux aménagements planifiés sont également de nature à contribuer dans une mesure importante à la construction de logements dans un canton qui souffre d’une pénurie chronique de logements depuis de trop nombreuses années, il apparaît d’autant plus incompréhensible, pour ne pas dire totalement irresponsable, de s’opposer aux projets de loi mentionnés ci-dessus.

    Le 28 février 2016, le pragmatisme et le bon sens commandent donc de voter, sans aucune hésitation, un OUI clair et net à la reconstruction du stationnement de Meyrin-Mategnin et à la construction de 1’500 logements aux Vernets.

    Publié le 22 février 2016 · dans la catégorie: Politique genevoise, Sécurité;